LES PRINCIPALES DANSES BRÉSILIENNES

Les danses folkloriques brésiliennes incarnent toute l'expression artistique d'un peuple, basée sur leurs traditions et coutumes.

Au Brésil, la plupart des genres musicaux sont accompagnés d'une danse spécifique. Elles ont été élaborées par le métissage de leurs origines indigènes, africaines et européennes.

danse frevo

FREVO

Pernambuco

C’est une des danses le plus joyeuses du folklore brésilien.
Originaires de l’état de Pernambuco, c’est une danse individuelle, acrobatique d’improvisation où le danseur réalise des pas en défi avec l’équilibre. Toujours accompagné d'un petit parapluie aux couleurs de la fête traditionnelle qui s'intègre aux chorégraphies.
En décembre 2012, L'UNESCO a déclaré le frevo comme patrimoine culturel immatériel de l'humanité.

XAXADO

Pernambuco

Danse traditionnelle de l’état de Pernambouco.
Initialement dansée les hommes "Cangaceiros" pour fêter leurs victoires, d’où origine du nom "Xaxado", représentant les bruits des chaussures sur les terres arides du Nordeste brésilien.
Ajourd'hui cette danse populaire occupe une place importante dans le folklore brésilien.

danse bumba meu boi

BUMBA MEU BOI

Nordeste

Tradition et folklore qui se mélangent au théâtre, à la musique et à la danse.
Les personnages racontant l’incroyable histoire d’un "Bœuf" qui est mort et ressuscité, après avoir vu sa langue coupée pour satisfaire le désir d’une femme enceinte.

danse samba

SAMBA

Rio de Janeiro

Le Samba, terme masculin au Brésil, est né à Bahia au 19° siècle, mais elle se développe véritablement à Rio de Janeiro.
En France, on utilise le féminin, pour désigner la danse. C’est une danse brésilienne, mondialement connue, née à partir des rituels africains.
Elle est pratiquée par les "passistas" d’école de Samba et dans les pagodes. Interdit au 20° siècle, la danse et le chant était classé comme faisant partie de la culture noire encore mal vue à l’époque.
C’est une danse populaire, considérée au Brésil comme la danse nationale du pays.
Parmi les danses latino-américaines, La samba est considérée comme la plus animée et rythmée.
Les amateurs de Samba sont appelés les Sambistes.

danse maracatu

MARACATU

Pernambuco

Danse rituelle en costumes, pratiquée par la population locale. Les "Cablocos", les musiciens et les danseurs sont tous habillés comme des rois, reines et duchesses. Une occasion de nier leur misère sous leurs costumes royaux.
On retrouve cette tradition dans l’état de Pernambuco sous deux genres de Maracatu : le rural et le Baque Virado. Le personnage principal du corso a une "poupée" à la main: la "Calunga".

danse maculele

MACULELE

Bahia

Les esclaves africains du reconcavo Baiano, plus précisément de Santo Amaro da purificaçao, ont créé cet danse populaire dans les plantations de canne à sucre.
Danse et musique traditionnelles, La musique s’est s'inspiré du candomblé une religion afro-Brésilienne.
Les guerriers Macua pour se défendre utilisaient un "lele", bâton en bois en dialecte africain.
Actuellement le maculele est dansé par les capoeiristes, chacun avec un bâton à la main, ou même un grand couteau.
Avec une chorégraphie libre, l’essentiel est de taper sur le bâton de son partenaire au 4 ème temps !
Instruments utilisés: Caxixi, agogo et atabaques.

danse funk brésilien

FUNK CARIOCA

Rio de Janeiro

Née dans les Ghettos de Rio, les "favelas" de Rio de Janeiro.
Il est le plus important phénomène de culture contemporaine de masses au Brésil.
Il a été influencé directement par le Miami-Bass, une sorte d’electro funk datant du milieu des années 80 aux sonorités alliant boîtes à rythmes et basses synthétiques & free-style. Le funk s'est propagé à travers les bals dans les favelas et par les DJs.

danse carimbo

CARIMBO

Belém do Parà

Créé par les indiens Tupinambas à extrême Nord du Brésil.
Originalement, la cadence était lente, à la façon des danses indiennes. Par la suite, influencée par les esclaves africains, la danse se perfectionne et accélère avec les vibrations des tambours.
Cette danse à même conquis les colonisateurs portugais qui ont intégré des pas de danse lusitaine dans le carimbo, comme les doigts claquant vers le haut.
Pour l'accompagner musicalement, il faut obligatoirement deux tambours "deux carimbos" de dimensions différents, flute, banjo, et de petites percussions.
Plus tard le carimbó se modernise en le gorgeant de rythmes des Caraïbes et en troquant le banjo pour la guitare électrique.

danse catira

CATIRA OU CATERETÊ

Sudeste

C'est une danse avec comme souvent au Brésil des origines hétérogènes, issues d'influences Européennes, Indigènes et Africaines. C'est une danse typique de l'intérieur des terres du Brésil.
L'accompagnement de cette danse rurale est assuré par deux guitares typiques de la région Sertaneja (viola caipira) et le rythme est soutenu par des participants qui claquent des mains et frappent les pieds sur le sol.
Dans certaines régions, elle est exclusivement exécutée par des hommes. Les danseurs se placent en deux files qui se font face pour exécuter principalement les mêmes mouvements qui consistent à des enchaînements de claquements de mains et de coups de talons.

danse ciranda

CIRANDA

Île d’itamaracà ( Pernambuco)

Danse populaire chantée, originaire du Portugal.
Danse sans discrimination, on fait un cercle et tout le monde peut participer en se donnant la main.
Quand le Cercle devient trop grand, d’autres cercles sont créés à l’intérieur du premier.
Le rythme est lent et répétitif.
Au son de la Zabumba, le danseur doit toujours placer le pied gauche devant pour marquer le tempo.

danse gafiera

SAMBA DE GAFIEIRA

Rio de Janeiro

Danse de salon inspiré du Maxixe et de danses européennes.
La Samba de Gafieira a été propagée par la population noire qui a migré de Bahia vers Rio de Janeiro dans la deuxième moitié du XX siècle.
Le Danseur guide toujours sa partenaire, dans un mélange chorégraphique de protection et de séduction élégante. La danseuse séduit son partenaire par ses pas de danse, tandis que monsieur, lui réserve un espace pour qu'elle puisse s'exprimer et montrer ses talents pour lui et le reste du salon. Protecteur, le danseur devant sa partenaire la protège toujours et empêche d’autres hommes de s’en approcher. De manière générale, le couple doit avoir les épaules et les bras solides, une posture élégante, un gainage du corps prononcé et une bonne rotation des hanches, pour bien soutenir ses mouvements de jambes.
La société carioca n'appréciait pas à cette période le Samba de Gafieira, car elle ne correspondait pas aux valeurs morales de l’époque. Après des années de transformation, elle est aujourd'hui considérée comme une danse technique et élégante, elle a toutefois gardé sont coté fripon, désinvolte et rayonnante de sensualité.

danse lambada

LAMBADA

État du Parà

Danser en couple, corps contre corps en 1989 au Brésil ça ne c'était par vu depuis des années.
Inspiré du Carimbo, la lambada a conquis la planète. Elle est apparue dans le nord du Brésil, dans l’état du Parà, mais c’est à Porto Seguro, na Bahia qu’elle a connu son caractère spectaculaire avec l’audace de plus en plus pertinente de ces couples de danseurs, improvisateurs qui se sont inspirés par les zouks (lambadas françaises) pour emballer leur pas.
Le carimbo, le merengue et la salsa ont également servi à la création des nouveaux pas chorégraphiques pour cette danse de couple.
Sensuels, acrobatiques et dynamiques, certains danseurs on acquit un statut professionnel avec la Lambada.
L’art de la danse de la Lambada a fait le tour du Monde et continue à se développer au Brésil et ailleurs avec son évolution : La Lambada Zouk.
Cette danse est devenue mondialement célèbre grâce à la chanteuse Loalwa Braz et à son titre La Lambada.

danse caboclinho

CABOCLINHO

Nordeste

Une des danses les plus anciennes du Brésil.
Le premier registre date de 1584 au Nordeste du pays.
Actuellement ce sont des groupes habillés en Indiens qui dansent dans les rues, pendant le Carnaval, au son de petites flûtes (flûte traversière similaire à un fifre) et de bandas de pifanos (ensemble de flûte et percussions) dans des chorégraphies qui rappelle des scènes de chasse et de combats.
Les danseurs sont parés de plumes et de magnifiques coiffes d’Indiens "cocardes".
Les danseurs sont généralement équipés d’arcs et de flèches. Ils exécutent des sauts dans un ballet puissant et rapide, exigeant une grande agilité.

danse coco

COCO

Nordeste

Le Coco aussi appelée de "babelô" ou "Zamba" est une danse très pratiquée dans les régions des plages du nord et nordeste, surtout à Alagoas.
Coco est une manière péjorative de designer une tête, d'où sortirais des idées simples.
C’est une danse festive, malgré des rythmes et mélodies assez simples. D’influence africaine, cette danse est accompagnée de chants et pratiquée en paires, files ou cercles.
La danse est accompagnée de 4 instruments : Triangle, ganzà, surdo et pandeiro. Dans les chorégraphies, le rythme est marqué par la frappe de sandales en bois considéré comme le cinquième instrument.
Elle se décline dans de nombreux styles dont les principaux sont le coco-de-amarração, coco-de-embolada, balamento et le pagode.

danse maxixe

MAXIXE

Rio de Janeiro

(Matchiche) Danse de couple d'origine afro-brésilienne dansé en rythme syncopé.
Son accompagnement musical prend ses sources dans la polka, la habanera et du lundu.
L’influence du tempérament "chaud" de ses origines africaines prête à cette danse son côté sensuel.
La danse exige des danseurs beaucoup d’agilité dans son exécution avec le "gingar" les mouvements du torse. La Matchiche est une des danses qu’a influencées la lambada. Appelée le tango brésilien, elle avait été exclue des danses de salon, car trop sensuelle.

danse quadrilha

QUADRILHA

Rio de Janeiro

Danse folklorique très populaire au Brésil principalement pendant les fêtes du mois de juin.
D’origine hollandaise avec des influences portugaises et anglaises, le nom quadrilha prend son origine dans la langue française du mot "quadrille" Généralement dansé en couple, elle était très populaire dans l'aristocratie du 19e siècle et à rapidement été adoptée par le "peuple".
Elle a gagné plusieurs variantes avec la quadrilha Junina, matuta, caipira.
Au Brésil, pour la Saint Jean, dans tout le pays il existe des groupes de danses de quadrilhas "arraiais" où un animateur annonce au microphone les pas à suivre par les couples.
La partie musicale est caractérisée par l'accordéon avec aussi le pandeiro, le zabumba (tambour), la guitare, le triangle et le cavaquinho.

danse forro

FORRÓ

Nordeste

Utilisé généralement pour désigner une danse, Le Forro est en fait une fête populaire brésilienne originaire du Nordeste dont l'apothéose a lieu pendant les fêtes de la Saint-Jean.
Ce nom viendrait d'une réduction du mot "forrobodó" qui fait référence à un bal populaire, sans étiquette. Lui même serait issu du galaïco-portugais "forbodó" à son tour dérivé du Français "faux-bourdon". Mais populairement la légende veut qu'il vienne de l'expression anglaise "for all" popularisée par les ingénieurs britanniques installés pour construire les chemins de fer et qui organisaient des bals ouverts au public donc "pour tous".
C'est donc un bal où l'on pourra écouter et danser : du Xote, Baião, Rastapé, Xaxado et Côco.
Ce sont principalement des danses de couple avec des pas relativement simples qui rappellent un peu nos bals musette ou la java, avec un swing et une énergie appartenant qu'aux Brésiliens ;) La sonorité de ces musiques est particulièrement identifiable grâce à son trio d'instrument typique avec: le triangle, l'accordéon et le zabumba (tambour du Nordeste)
C'est le principalement le Baião et le Xote qui caractérise principalement les bals de Forro et qui par association s'est vu désigner comme danses du Forro.

danse lundu

LUNDU

Angola et Congo

Le Lundu est une danse d'origine africaine vraisemblablement introduite au Brésil vers la fin du XVIII siècle par des esclaves venus d'Angola et du Congo.
Aujourd'hui elle consiste à placer les participants dans une "roda" (cercle). Une danseuse prend place au centre et va inviter une autre personne (homme ou femme) en se plaçant devant elle en frappant vigoureusement le sol avec les pieds ou avec des claquements de mains. Parfois, l'invitation est accompagnée d'une "Umbigada" un mouvement langoureux à connotation sexuel.
Lors de la danse, les caractéristiques du lundu sont des mouvements de hanches sensuels (rebolados).
Cette danse est principalement exécutée par des femmes et les hommes restent spectateur, mais s’ils sont invités, ils peuvent prendre place dans le cercle.
Cette danse et la musique qui l'accompagne sont considérées comme la première manifestation du genre afro-brésilien.

danse passinho

PASSINHO

Rio de Janeiro

La danse du "Passinho" (petit pas) est un véritable mouvement culturel qui est né dans les favelas de Rio de Janeiro dans les années 2000. C'est un phénomène contemporain qui a connu sa récente impulsion grâce aux vidéos issues des smartphones et des plateformes d'hébergement de vidéo.
Elle s'est répandue par le biais des vidéos personnels de tous ceux qui souhaitaient exhiber leur talent.
Une fois postées, les chorégraphies étaient copiées, mélangées, améliorées et ouvraient la voie à de nouvelle "Batalha do Passinho" ( bataille de passinho) des rencontres pendant lesquelles, les danseurs s'affrontaient pour faire montre de leur talent et à nouveau alimenter les réseaux sociaux.
Ce système de confrontation a puissamment contribué à son expansion, à l'image de celui qu'a connu le hip-hop avec les "battles" de danses entre quartiers
On lui donne souvent la vidéo "passinho foda" comme point de départ de ce mouvement. Puis l'emballement c'est propagé plus tard avec celle du “passinho do romano” ou du "passinho dos maloka" Techniquement, la danse du Passinho consiste principalement dans des mouvements rapides des hanches et des jambes. Sa tendance à se complexifier l'a poussé à emprunter des pas Frevo mais également au funk, à la samba, au break, et au kuduro angolais.
Depuis 2018, un mouvement du Passinho a connu un essor spectaculaire à Récife dans l'état du Pernambuco. Ce phénomène s'est étendu à tout le pays et défini aujourd'hui les grandes lignes de la nouvelle tendance, avec des groupes de jeunes uniformisés qui dansent au son du Brega-Funk. Plus rapide et avec des pas enrichis par des mouvements de bras, elle met l'accent sur les mouvements de l'aine et une connotation plus sexuelle dans son exécution.
Depuis le mois de juin 2018 le "Passinho" a été reconnu comme patrimoine culturel de Rio de Janeiro.
La conseillère municipale à la base de ce projet a déclaré " cette reconnaissance n'est pas seulement celle du funk, mais celle de tous ceux qui produisent cette culture et qui sont marginalisés pour leurs conditions sociales, géographique et raciale."

danse des orixas

DANSE DES ORIXÁS

Afrique / Bahia

Ce sont des danses sacrées issues de la manifestation des rituels religieux du candomblé, exécuté par les esclaves africains arrivés malgré eux au Brésil dans l'état de Bahia.
Le candomblé, une des religions afro-brésiliennes, devint la première expression de ces esclaves, qui, aux sons des atabaques (tambour), célébraient leurs divinités: les Orixas.
Ils avaient pour habitude de travestir leur divinité en saint catholique pour tromper leurs maîtres qui regardaient ces cérémonies d'un mauvais oeil. C'est avec ces rituels que l'Afrique devint afro-brésilienne.
Le candomblé compte une multitude de divinités (Orixá) mais seule une quinzaine sont principalement célébrés aujourd'hui. Chaque Orixá représente généralement un ou plusieurs éléments ou symboles tels que la terre, le feu, la pluie, la justice, la guerre ...
Dans la danse, chacun d'entre eux est rythmé par le son des atabaques et illustré par une identité sonore et des figures rythmiques qui lui sont propres. De la même manière, chaque divinité est caractérisée par des mouvements qui lui sont propres et illustre sa symbolique et sa façon d'être. La musique et la danse font le trait d'union entre un Orixá et son disciple dénommé "filho de Santo" (fils du saint). Lors des célébrations les "filhos de santo" exécutent leur chorégraphie dans l'objectif de les rapprocher de leur Orixá et de s'en attirer la protection et de bonnes énergies.
Au départ d'un cercle et selon un ordre établi, il rentre dans le cercle pour s'exécuter: Exu, ogum, oxossi, omulu, ossaê , oxumaré,nana, oxum, obà , iyewa, oyà, logun, Ayrà, Yemanjà. Xango , Oxalà. L'entrée se fait dans le sens anti horaire et dans tout le respect des traditions de leurs ancêtres.

danse jongo

JONGO

Sudeste

Le Jongo est une danse traditionnelle venue d'Afrique. Typique du sud-est du Brésil, elle est particulièrement concentrée au Vale do Paraiba, une région située entre São Paulo, Rio et Minas Gerais.
C'est une danse rurale développée par les anciens esclaves bantous qui étaient dans les grandes plantations de café et de canne à sucre au XIXe siècle.
Le chant occupe un aspect primordial dans l'exécution de la danse. Le Jongo également appelé "Caxambu" est classé par certains historiens comme un genre plus ancien de Samba.
Elle prend forme en roda (cercle) où c'est le danseur le plus ancien qui commence en invitant une partenaire. Depuis le centre du cercle, le couple est accompagné par le rythme des 3 tambours du Jongo: caxambu, tambu et candongueiro et de claquement de mains. On retrouve ici aussi des mouvements de l' "umbigadas".
De nos jours, l'urbanisation et la concentration vers les grandes villes ont pratiquement fait disparaître sa pratique. Il subsiste dans certaines villes pauvres frappées par une dégradation économique suite à l'abolition et le déclin de la culture du café.
Aujourd'hui les Afro-Brésiliens de ces localités font perdurer le Jongo pour affirmer leur identité et faire perdurer une mémoire dans la dynamique actuelle d'affirmation culturelle.

danse baiao

BAIÃO

Nordeste

Danse populaire apparue au XIXe siècle dans la région brésilienne du Nordeste. Son origine fait encore débat entre l'Afrique et l'Espagne.
Elle est composée d'un rythme syncopé et plutôt rapide.
Elle se danse en couple, d'un pas à droite de biais, puis d'un pas à gauche de biais et de l'arrière puis vers l'avant. Dans les pas latéraux, le buste rattrape la direction des jambes pour marquer une pause.
C'est le chanteur Luis Gonzaga, appelé le "roi du Baiao" qui a popularisé et donné ses lettres de noblesse à cette musique et cette danse appréciée dans tout le Brésil.
C'est un rythme envahissant et qui touche au cœur depuis plus d'un siècle. Il est probable que le Baiao soit né d'un détournement du Lundu par des musiciens joueurs de "viola"

danse xote

XOTE

Pará

C'est une danse qui est arrivée au Brésil depuis l'Europe avec les Portugais en 1851.
Les termes de Xote, Xotis, sont une abréviation utilisée par les esclaves qui viendrait du mot allemand "Schottisch" ( le "X" se prononce "Ch" au Brésil) qui était une danse pratiquée par les aristocrates.
Passionné par son rythme, les esclaves ont rapidement adapté avec leur propre chorégraphie avec un déhanché qui allait apporter à cette danse plus de vivacité.
Elle s'exécute avec deux pas à droite, deux à gauche, des déhanchés et des pirouettes.
Pour l'exécuter, les femmes se parent de jupes amples et les hommes arborent des chemises à manches longues aux couleurs vives.

danse axe

AXÉ

Bahia

L' Axé est un terme originalement lié aux conduites rituelles et aux relations des initiés avec leur Orixas dans le Candomblé, l' Umbanda et d'autres religions afro.
Le mot est synonyme d'énergie positive et est riche d'un pouvoir "surnaturel". Dans la capoeira il représente la force, le courage et l'énergie.
Apparue dans les années 1980 pendant le fameux carnaval de Salvador de Bahia, elle est née de l'influence de nombreuse danses et rythmes afro-brésiliens et afrolatinos telles que le forro, le maracatu, le reggae ou le merengue.
Entraînantes, colorées et très festives, ses mélodies vives et ses chorégraphies facilement mémorisables se sont rapidement propagées dans tous le pays grâce aux différents médias.
La danse se compose d'un ensemble de déhanchement et de pas énergiques issus de la musique pop et du pagode. Ils sont accompagnés de flexion des bras et des jambes souvent influencées de gestuelle afro. Les chorégraphies sont généralement empreintes d'une forte sensualité.
Sa démocratisation fulgurante et son aspect commercial ont poussé ce mouvement à utiliser des rythmes attrayants en mettant l'accent sur des artistes aux formes athlétiques avec des tenues courtes et sexy. La disposition spatiale des participants prend parfois la forme d'un court d'aérobique pour surfer sur les tendances du moment.

danse arrocha

ARROCHA

Bahia

C'est un genre de musique et une dance brésilienne qui apparaît "officiellement" en 2001 dans la ville de "Candeias" dans l'état de Bahia au Brésil.
On considère toutefois que ce style existait sans être désigné en tant que tel depuis les années 1970.
L’arrocha est une danse sensuelle qui peut être pratiquée seule ou en couple comme dans les Forros.
En couple bien collés l’un contre l’autre, il faut se positionner les cuisses entremêlées, les pieds intercalés. Ensuite, avec un jeu de bassin qui accompagne chaque pas et qui consiste à dessiner un "U" horizontal, on change de pied d'appui sur les deux premiers temps et on reste les deux autres temps sur le pied suivant pied.
C'est la musique Brega qui aurait influencé l’Arrocha et il se dit qu'elle serait apparue dans les maisons closes du Nordeste pour animer les clients !

danse brega

BREGA

Nordeste

On trouve son origine à Récife dans l'état du Nordeste dans les années 50.
La danse Brega a connu une forte expansion au Brésil dans les années 2000 grâce aux émissions de télévision et les chansons de : Reginaldo Rossi, Agnaldo Timoteo et Waldir Soriano.
Résolument romantique, le Brega a toujours une place dans le cœur des âmes sensibles. Le mot en lui même signifie "ringard", un adjectif qui accompagne aussi selon certain avis, le style vestimentaire de ses pratiquants.
C'est une danse de couple accompagnée de paroles ayant pour thème le chagrin d'amour.
Le pas de base est simple: on lève légèrement le pied droit puis le pied gauche. Ensuite madame recule une jambe et monsieur avance la même jambe pour occuper l'espace ainsi libéré.
Aujourd'hui de nombreuses variantes sont venues enrichir les pas de base.

danse batuque

BATUQUE

Afrique

Originaire d’Afrique elle est arrivée au Brésil au XVII siècle. Elle est aussi connue comme Caiumba ou Tambu.
Cette danse s’est particulièrement diffusée là où les noirs africains se sont installés dans le Brésil.
La danse consiste à former deux lignes parallèles. Les danseurs basculent leur corps à droite et à gauche en avançant lentement. Ensuite, ils forment un cercle et tournent dans le sens opposé des aiguilles d'une montre. Pendant la danse, le bassin bouge sensuellement. Comme caractéristique on retrouve l’"umbigada" exécutée par les hommes au moment de fermer le cercle.
Certains se jettent par terre avant de faire l’umbigada, d'une manière déchaînée en tournant sur eux-mêmes.

danse capoeira

CAPOEIRA

Afrique / Pernambuco

Elle trouve son origine au XVIe siècle avec l'arrivée des esclaves embarqués depuis le port de Luanda en Afrique.
La "roda" (la ronde) est le principe de base de la chorégraphie et suit un rituel bien déterminé. Le cercle a pour vocation de provoquer un jeu de confrontation.
L'histoire est connue aujourd'hui. Les esclaves ont développé une manière de camoufler des luttes en les agrémentant de danse pour ne pas susciter d'interdiction de la part de leurs surveillants.
Elle est connue pour son "pas de base" appelé la Ginga un jeu de jambes qui consiste dans de grands mouvements amples, à passer successivement la jambe gauche puis droite loin derrière, accompagner de mouvement des bras opposés.
Ensuite les participants exécutent des figures plus ou moins techniques et acrobatiques caractérisées par rotations diverses de tout le corps en équilibre sur une ou deux mains. Certains déplacements font appel à différents sauts périlleux.
Elle est accompagnée d'un instrument très caractéristique et original le Berimbau constitué d'un bâton d'une calebasse et d'une corde à frapper.
Parmi les mouvements les plus connus, on retrouve : Ginga, Cocorinha, Au, Queda de Quatro, Macaco, Meia Lua de Frente, Negativa, Benção, Rolê Il est important de signaler que deux styles principaux caractérisent la capoeira: celle d'Angola et celle de Bahia.

danse reisado

REISADO (Folia de Reis)

Europe / Portugual

Danse folklorique et emblématique du Brésil elle fait partie des fêtes catholiques qui ont lieu entre Noël et le 6 janvier pour célébrer la naissance de Jesus Christ et les rois mages.
Un groupe de folioes (fêtard) partent visiter les maisons, en chantant des chansons joyeuses et exécutent une danse qui évoque le voyage des trois Rois Mages Baltasar, Melchior et Gaspar.
Ces visites ont une dimension philanthropique.
La danse est accompagnée par les instruments de musique comme la Concertina, le triangle, le violon, le Zabumba, le reco reco et le pandeiros.
Le groupe est composé par un maître, un contremaître, des 3 rois mages, de clowns, des "alfeires" et de chanteurs. Chaque formation possède son drapeau. Leurs costumes sont très colorés et festifs parfois agrémentés de masques.
C'est un rituel traditionnel d'une grande richesse culturelle.

danse du chorado

DANÇA DO CHORADO

Mato Grosso

Elle est apparue durant la période coloniale dans la municipalité Vila Bela de Santissima Trindade dans la région du Mato Grosso.
Son origine vient des proches des esclaves fugitifs qui pratiquaient cette danse quand les malheureux étaient rattrapés, emprisonnés et punis. Au son des pleurs accompagnés d'une danse, ils imploraient le pardon à leur seigneur.
Avec le temps, la danse a été introduite dans la fête de São Benedito par les femmes qui travaillaient en cuisine.
La chorégraphie consistait alors à tenir une bouteille en équilibre sur la tête tout en effectuant des pas de danse. Cette agilité servait à démontrer que malgré les festivités elles restaient sobres.

danse aruana

ARUANA

Danse indigène brésilienne

Cette danse tire son nom du poisson "Aruana", que l'on retrouve dans la rivière "Araguaia". Il est considéré comme un animal sacré par les indigènes de la tribu Carajàs.
Cette danse est exécutée durant les nuits de pleine lune pour demander qu' "Aruana" leur apporte une pêche abondante et une bonne fécondité.
Au départ du ballet, seuls les hommes sont alignés en files parallèles. Face à face et avec les bras saisissant la nuque du danseur d'en face, cette file va progressivement se transformer en cercle. Cet enchaînement se répète en se rapprochant à chaque fois du fleuve ou d'autres personnages attendent. Ce sont en fait les célibataires de la tribu qui sont masqués et arborent des habits folkloriques. Puis c'est au tour des filles célibataires d'arriver. Elles évoluent dans une parade qui consiste à se faire des caresses autour du ventre. Elles avancent en regardant par terre sans oser regarder les masques de peur de reconnaître son propriétaire.
La parade est agrémentée de chocalhos de pied (des clochettes).
Toute cette cérémonie doit apporter à la tribu: victoire, fécondité et amour.