Photos du Carnaval de Rio 2011, première nuit de défilé des groupes spéciaux du carnaval de Rio 2011.
Pris par le temps, nous vous proposons pour l'instant une sélection rapide des photos du carnaval de Rio 2011 de dimanche soir. En attendant, nous y retournons ;)
Pour ouvrir le second jour de la plus grande manifestation allégorique de la planète, Mocidade a emmené l’avenue au paradis avec son thème « du paradis de dieu au paradis de la folie, chacun sait ce qu’il cherche ». Entre sacré et profane, désires et luxure, le public a touché l’Eden.
Au son contagieux de la batterie du maitre Bereco, deux muses ont fait sensation : La marraine et chanteuse populaire Elsa Soares et la reine de batterie Thatiana Padung. A 73 ans la chanteuse a défilé dans une nacelle roulante à cause d’une blessure à la cheville. Affrontant aussi des problèmes d’ajustement de son décolté, elle a du utiliser à la dernière minutes du sparadrap pour cacher sa poitrine qui restait apparente. Derrière une joie difficilement contenable, elle a fait le bonheur de la reine de
batterie qui habillé en Eve, a revendiqué avec honneur sa joie de défilé aux coté d’Elza avec plein d’entrain et un samba au pied bien fourni.
Elza Soares et Thatiana Padung
Coup dur pour l’école qui a souffert d’une panne du système sonore générale entre la 14 et 16ème minutes qui a eu pour conséquence d’enflammer le public qui a repris à sa charge la diffusion du son en chantant à plein poumon ! Dans le registre des problèmes, on a vu un char souffrir de difficultés pour rentrer dans l’avenue mais sans conséquence sur la cohésion de la parade.
L’ouverture étais assuré par un couple d’adolescents, Luana et Gustavo tout deux danseurs au conservatoire et qui représentaient les gardiens du paradis.
De nombreuse intégrante du défilé, laissai resplendir leur jolis forme dont des guerrière africaines qui n’avait rien à cacher au dessus du nombril.
Le carnavalesque Sid Carvalho a bien développé son thème en allant du paradis idéalisé, à ceux ou l’on blanchi de l’argent, le char des paradis fiscaux a fait grand succès.
Sur le premier et le dernier char brillait grâce à des néons de grandes étoiles symbole de l’école.
Le président de l’école à rappelé qu’il convenait d’oublier le défilé presque fatale de l’année précédente et que son école était présente cette fois pour gagner.
Alexandre Louzada et Milton Cunha
2. Unidos do Porto da Pedra
Pour suivre, c’est l’école porto da pedra qui défilé dans l’avenue, ont peut même dire, qu’il ont fait un défilé de mode dans le sambodrome.
Determiné à faire sensation et avec un thème sur la mode, le défilé s’est voulu alternatif, grâce a la variété de tissus employer.
Bien sur quelques plume ont résisté, mais le jeans, le lycra, ….. faisait généreusement partie des costumes.
Le char d’ouverture à diffuser 5 litres de parfum de chez Armani et a laisser baigner tout le défilé dans une chic senteur.
Un énorme tigre en peluche version fashion avec piercing et casquette à l’envers, faisait la proue du char des personnages des « Pierrafeu » qui eu représentait les premice de la mode avec leur habit en peaux de bêtes.
L’avant dernier char avait comme destaque le personnage de Coco Channel, à qui ils ont rendu hommage sur le char qui représentait les art nouveaux. D’autre stylistes on eu aussi leur secteur dedier comme Yves Saint Laurent, Alexandre Herchcovitch, Ronaldo Fraga, Jum Nakao.
La reine de batterie s’est voulu elle aussi alternative avec la présence de Valesca Popozuda une effigie populaire du funk, musique des guettos brésilien, qui a su manier le style entre funk et samba
Pourtant le samba n’a pas variment porté le public et peu de gens reprenais le refrain.
3. Portela
Troisième école à défilé, Portela engage dans l’avenue un thème complètement en rupture avec son image d’école traditionnelle.
Elle a choisi de développer son sujet autour des nouvelles technologies, de leur pouvoir à jouer un rôle dans l’intégration des personnes exclues ainsi que leur capacité a améliorer la vie des hommes.
Avec comme carnavalesque, l’ex roi momo Alex Oliveira et Amauri Santos, ils ont osé amener Portela dans le futur à grand renfort de fibre optique, de leds, d’écran géants et de métal.
Toujours présent et chaque année novateur, l’aigle symbole de l’école, a parcouru l’avenue tel un oiseau cybernétique qui se transformait d’un backbone (connexion principale d’un réseaux), en aigle de métal poussant des cris métallique.
Un char embarquait un écran géant a l’arrière, sur lequel le public pouvait en temps réel, envoyer des messages s.m.s qui s’affichaient pendant le défilé.
Le char sur les recherches technologiques, embarquait une femme enceinte allongé sur l’ensemble du char qui se soumettait à une tomographie avec les résultats en direct sur un écran.
Etonnant, sur le char des infirmière accompagnais des femmes enceintes avec un ventre en plastique transparent, à travers lequel on pouvait voir un fétus en gestation le tout dans un effet surprenant.
Tradition résiduel au milieu de ce dédale de technologie, la vieille garde a paradé autour d’un bar sur le second char.
On a eu le plaisir habituelle de retrouver dans le défilé un des chanteurs les plus populaire du brésil : Zeca pagodinho, toujours fier de défilé sous les couleurs de son école.
Dans un souci de développement durable, le recyclage faisait partie de plusieurs fantaisies, dont des bouteilles en plastique et des rideaux de douche pour certain costumes.
La batterie a attiré notre attention avec l’intégration de rythme électronique.
Dona Dodô, ancienne porte drapeau de l’école a traversé l’avenue en samba, à l’âge plus qu’honorable de 90 ans !
Seulement ce pas de géant dans les nouvelles technologies, a été source de nombreux problème dans l’avenue. Dès la sortie de la cité du samba, l’école a rencontré des difficultés dans le montage de l’aigle, leur symbole.
Pendant la concentration, les dernières parties des chars n’étaient pas encore tout à fait prêtes et sur le quatrième qui embarquait des enfants à l’avant, on voyait des lettres en métal en train d’être posés à la dernière minute. La commission d’ouverture qui représentait la connexion à internet, a vu plusieurs de ses danseurs en proie à des problèmes électronique avec leurs costumes qui ne s’allumaient pas.
Toutefois, sur la partie technique, Portela s’en est bien sorti avec un défilé harmonieux, des participants animés et un couple porte drapeaux avec Rogério et Lucinha Nobre qui a fait preuve de technicité et d’entrain.
4. Acadêmicos do Grande Rio
Le 25 ème anniversaire du sambodrome a reçu son hommage avec le quatrième défilé de cette soirée et le thème de Grande Rio sur les défilés de l’avenue la plus festive de la planète.
La commission d’ouverture avec ses participants en costume et chapeau à miroir faisait briller le traditionnel « malandro carioca » , derrière un pandeiro mobile faisait office de mini scène et accueillait des mannequins tous semblable avec au milieu l’actrice Cris Viana qui si confondait.
En hommage au génial carnavalesque Joãozinho Trinta, les bahianaises ont évoluer en tant que « damas do Lixo » littéralement : femme des poubelles, avec des costumes noir recouvert de simili d’ordures fait de plastique et de polystyrène ( le thème peut paraitre péjoratif mais lors du défilé original en 1989 « Ratos e Urubus » il avait créé une grande polémique avec l’église catholique et marqué les esprits).
Dans le secteur « mendiants » les participants avec de vieux habits que chacun avait pu customiser à sa guise.
Acclamé, la batterie a paradé en « gari » (éboueurs) et son habit traditionnel orange à bande blanche. Devant la célèbre actrice Paola Oliveira en orange et noir faisait des incursions au milieu de la batterie pendant les breaks rythmique et les chorégraphies des percussionnistes, offrant au public une reine de batterie plébiscitée.
Sur le char « la fabrique des rêves » des acrobates figurant des neurones au milieu des engrenages du cerveau, représentait le travail cérébral des carnavalesques.
Sur le char en hommage à son thème « Ratos e Urubus » Joãozinho Trinta a croulé sous les applaudissements et les ovations, conséquent au renouveau et au géni de ce grand homme qui a révolutionné le carnaval de Rio.
Avec quelque difficultés pour s’engager, le char « carnaval du futur » en hommage au défilé de Mocidade de 1985 n’a toutefois pas compromis l’harmonie du défilé.
5. Unidos de Vila Isabel
Avec un samba composé par Martinho da Vila, l’école Vila Isabel, a présenter un thème sur la vie et l’œuvre du poète Noël Rosa.
La commission d’ouverture assurée par des danseurs en costume blanc et chemise bleu avait en main des guitares qui faisait successivement office de bar et de « mulatas ».
Dans une chorégraphie qui les amenait en file indienne et les séparait de leur instruments un ingénieux système de roulette télécommander faisait retourner les guitares au pied de leurs propriétaires respectif, saisissant !
Premier couple de porte drapeau, Julinho e Rute représentait la comète de Halley qui était passé près de la terre à la naissance de Noël Rosa.
Le char d’ouverture composé de 2 parties accouplées, formait une queue de comète. Richement doré, il était parsemé d’anges jouant de la guitare ainsi qu’une couronne symbole de l’école.
En forme de pandeiro, un char accueillait des danseurs et danseuses typique du samba, plus haut se dépliait à partir d’un tambour géants, les contours d’une favela et de ses petites maison.
Dans de nombreux secteur, les participants avaient comme accessoires des instruments de musique.
Dans un forme athlétique, c’est la danseuse Gracyanne Barbosa qui en tant que reine représentait l’école et la batterie.
Entre les différents secteurs est apparu un Frankenstein vert de 7 mètres de haut, à l’apparence d’un dessin animé.
Comme un cheveu sur la soupe et se dénotant de manière coloré au milieu du défilé, il représentait un épisode polémique de la vie du poète.
Retraçant chronologiquement la vie du poète, le défilé s’est terminé non pas avec le décès de l’artiste, mais de façon originale, en illustrant comment il vit encore dans les esprits et l’empreinte que son œuvre a laissée dans la culture populaire.
6. Estação Primeira de Mangueira
Pour clôturer cette seconde nuit des groupes spéciaux, c’est Mangueira, toujours aussi populaire, qui nous fait l’apologie de la musique brésilienne, dans un voyage à travers les différents rythmes du pays.
Commençant le défilé avec La Bossa nova, le thème a papillonné a travers le mouvements Tropicalismo, la MPB ( musique pop bresilienne), le funk, la timbalada et même le rock national.
La comission d’ouverture : « un Brésil qui chante et qui est heureux » représentait le compositeur Heitor Villa-Lobos. Accompagné d’une petite plateforme, indépendante et surmonté d’un pianos à queue, des couples dansait sur un enchainement de chorégraphie propre a chaque style de musique abordé.
Dans le char d’ouverture on a eu le plaisir de voir la populaire Beth Carvalho, chanteuse de pagode. Il évoquait également les grands noms qui ont marqué l’histoire de l’école verte et rose à travers entre autre de Cartola et Jamelão. Le char aurait commencé à prendre feu pendant la concentration, mais heureusement vite maitrisé, cette peur aura été sans conséquence.
Pour représenter la naissance de la Bossa Nova, des représentations de personnages illustres comme Tom Jobim, João Gilberto entre autre et un énorme João Gilberto on croisé l’avenu. On a vu passer des secteurs représentant Copacabana et la naissance de la Bossa Nova et un autre évoquant la chanson, Chega de Saudade.
L’époque des musiques contestataires a été évoqué dans certain secteur. Mais une splendide représentation faite par la batterie de percussionniste nous a montré des musiciens déguisés en prisonniers de la musique censurée, et se voyaient encerclé pendant de défilé de barreau de prison qui se dépliait autour des 250 rythmistes ! Génial !
Le secteur des « passistas » évoquait les chanteurs chassé du pays à cette époque comme Gilberto Gil et derrière eux, un char habité par un énorme monstre bleu foncé, montait la garde près d’une cage suspendu ou l’actrice Rogéria s’époumonait dans des cris de détresse.
Plus loin dans la partie qui évoquait le mouvement Tropicália, beaucoup de grands artistes étaient présent en chair et en os comme Rita Lee, ou l’ancien ministre et chanteur Gilberto Gil, la chanteuse Sandra de Sa, Milton Nascimento et Caetano Veloso !
Des styles de musique comme le forro et le frevo ont croisé l’avenue, puis le défilé a terminé en bal funk mobile avec un Dj bien connu de la scène funk carioca : dj Marlboro qui mixait au centre du char dans une délirante clôture de défilé.
Un an d'attente et revoilà enfin les groupes spéciaux. Pour cette première nuit des défilés, le tirage au sort a rassemblé de très grosse écoles ensemble dont l'actuelle championne Salgueiro, la vice championne Beija-Flor. Nous étions donc en droit de s'attendre à une grande nuit de carnaval et pour cela personne n'a été déçu.
União da ilha
De retour dans les groupes spéciaux, l’école de samba união da ilha désormais aux mains de la carnavalesque la plus primée de l’air du sambodrome, a ouvert le défilé avec la ferme intention de rester dans les groupes spéciaux et qui sais, peux être, de se classer honorablement.
Avec son thème « Don Quichotte, le cavalier des rêves impossibles » Rosa Magalhães sortie l’année dernière de l’école Imperatriz après 18 ans de services et 5 victoires au carnaval de Rio, a emmené l’école vers un défilé accueilli chaleureusement par le public avec un samba entrainant.
La commission d’ouverture était une mise en scène de corrida avec des toréadors et une tête de taureau montée sur roulette comme dans les écoles de tauromachie. Le tout dans une chorégraphie agréable, cette ouverture laissait deviner les fortes influences espagnoles sur le reste du défilé.
Le char d’ouverture emmenait un énorme Don Quichotte de 9,80 mètres qui sereinement lisait un livre dans son fauteuil. Ce géant animé de mouvement et d’effet lumineux a ouvert le chemin à un superbe défilé marquant la ferme intention de união da ilha de rester dans les groupe spéciaux.
La séquence du défilé relatait les différentes aventures du cavalier.
On a eu la surprise de retrouver celui qui fait craquer les femmes, l’acteur Rodrigo Santoro dans la batterie en train de jouer du repique. Il faut noter qu’il est exceptionnel de retrouvé des célébrités dans le quasi anonymat d’une batterie car ils préfèrent généralement les places bien en vue du carnaval.
Seule problème lors du défilé, le char numéro 4 par sa hauteur a causé des difficultés au destaque qui supportait 20 kilos de costumes pour s’installer en haut du char et malheureusement ce contre temps à pénalisé l’harmonie du défilé qui a vu un trou s’ouvrir dans le défilé entre le secteur 1 et 3.
Avec 3800 participants, l’école de samba nous a gratifié d’un superbe défilé qui a fortement marqué son retour dans les groupes spéciaux, ainsi que cette nuit de carnaval.
Imperatriz
Seconde école à défiler, Imperatriz épaulée par son nouveau carnavalesque Max Lopes est entré dans l’avenue avec son thème sur « le Brésil de tous les dieux ».
Recherchant l’aide des dieux pour répéter leur dernier exploit de 1989, l’école verte et blanche a défilé avec un des plus beaux Samba d’enredo de l’année.
Le premier couple de porte drapeau a fait une représentation impeccable, qui leur a valu des applaudissements jusqu'à la cabine des juges.
Malheureusement le premier char a eu de nombreux problèmes tout au long du défilé et il est resté difficile à contrôler, ce qui a causé des problèmes d’évolution notamment un grand trou qui s’est formé successivement dans le secteur 3 devant les juges ainsi que dans le secteur 9.
Dans la commission d’ouverture le danseur Carlos Valença a brillé dans l’avenue avec un costume qui grâce à des micro-lampes changeait plus de 8 fois de couleurs.
Mené par la main du maître Marconne, la batterie nous a offert un show transcendant avec des breaks redoutable.
Un silence de plus de 15 secondes laissait la voix à un timbau (long tambour conique) qui avait l’air de s’adresser directement aux dieux dans une intensité difficilement palpable.
Toujours acclamée par le public, la reine de batterie Luiza Brunet arborait un costume qui représentait le divin Saint-Esprit.
Instant remarqué du défilé Madonna en personne est descendu sur l’avenue ce qui a généré une bousculade de photographe et empiré les problèmes d’évolution que l’école affrontait.
Avec 8 chars, 46 secteurs, 3800 participants et malgré des chars énormes et des costumes très travaillé, l’école a eu du mal hormis avec sa batterie à subjuguer le public. Elle sera sûrement pénalisée pour ses problèmes d’évolution avec les trous dans le défilé ainsi que l’accélération en fin de défilé.
Unidos da Tijuca
Marquée par le retour de son ancien carnavalesque, le génial Paulo Barros, L’école du Borel à su garder le mystère et faire couler beaucoup l’encre jusqu'à dévoiler dans les 700 mètres de l’avenue du sambodrome son thème « c’est secret ».
On attendait beaucoup de Paulo Barros, mais pas autant !
La commission d’ouverture a donné le ton dès le début du défilé avec un véritable spectacle qui a scotché tous le monde ! Ils ont en effet offert un véritable show de magie avec 8 danseurs et 6 danseuses qui changeaient de robe en un instant au passage d’un tissu géant, d’une sortie synchronisé d’un cylindre de satin ou sous une pluie de confettis argenté.
Inspirer des spectacles de magie, la superbe chorégraphie mise au point par Rodrigo Negri et sa femme Priscilla Mota on transcendé les effets d’illusionnismes.
Pour garder le secret jusqu’au bout ils ont répétés pendant quatre mois le tôt le matin et sous couvert d’une chorégraphie remanié pour préservé tout le mystère.
Les mots sont durs à trouver pour évoquer l’hystérie générale que cette ouverture a provoquée chez les spectateurs.
Le char d’ouverture représentait la bibliothèque d’Alexandrie, en plus d’être gigantesque, dans un effet de lumières et de fumées savamment contrôlé et grâce entre autre à des franges doré animées par des ventilateurs, elle semblait littéralement prendre feu. C’est Ricardo de la Rosa qui tout au long du défilé se rapprochait du char pour simuler la mise en flamme de la bibliothèque.
Autre surprise, le deuxième char qui faisait revivre les jardins suspendus de Babylone embarquait plus de 5000 véritables plantes tropicales entretenues depuis 8 mois ainsi que des fontaines, splendides !
Concernant les secrets on ne pouvait pas oublier les super-héros et pour cela un char avec une plateforme basculante laissait tour à tour la place à des Spiderman qui escaladaient le char puis des Batman qui dévalaient la même pente grâce à des skis ! Quand la plateforme basculait vers l’arrière elle laissait apparaitre en énorme le symbole de Batman.
Suivait le char de la zone 51 qui a fait un succès résonant. En effet à l’avant se situait une capsule d’où sortait un sosie de Mickaël Jackson. Nikki Goulart, 36 ans a impressionné l’ensemble du public dans son interprétation laissant place même, à une certaine émotion.
Sur les coté du char derrière des vitres on pouvait voir des extra-terrestres façon « Roswell » évoluer un peu comme des animaux de laboratoires, c’étais saisissant.
A l’arrière du char une photo géante d’un portrait de Mickaël Jackson avec l’inscription « Mickaël Jackson vit dans chacune des étoiles, dieu te bénisse » couronnait l’hommage au roi de la pop.
Nous nous interrogions il y a quelque mois, pour savoir quelle école rendrait hommage à Mickaël. C’est maintenant chose faite, et nous sommes heureux que ce soit Unidos da Tijuca qui en ai pris la responsabilité!
Nous avons eu quand à nous le plaisir de défier sur le troisième char.
Andiara délicieusement vêtue d’un costume magnifique a fait honneur sur le char tandis que j’évoluais librement au sol avec un tee-shirt d’appuie technique.
Très grosse impressions lors de ce défilé et les cris du public « c’est le champion » devrait être le présage d’un résultat qui ne restera pas secret très longtemps.
Unidos do Viradouro
Quatrième école à défiler, et ce, sur le thème de Mexico, Unidos da Viradouro a présenté une commission d’ouverture saluée par le public qui mélangeait théâtre et danse pour rendre hommage à la peintre Frida Kahlo.
Rappelant plusieurs personnages d’enfance, un des chars montrait une des créations les plus célèbres de Roberto Bollaños : Chaves et Chapolin.
Le secteur des bahianaises représentant la Vierge de la Guadeloupe qui est la principale sainte du Mexique a fait bonne impression.
Plus anecdotique, Le costume d’isabelle Picanço pendant l’échauffement de la batterie a souffert d’une faiblesse et a laissé apparaitre sa poitrine, les assistants ont du recoudre sur place !
Forte attendue et polémique, l’apparition de Julia Lira a volé la vedette. Elle a montré une grande aisance dans la samba au pied que beaucoup d’autre n’avait pas pendant le défilé. Retiré momentanément de la concentration du défilé par sa maman, Julia a craqué émotionnellement à cause de la pression permanente des photographes qui l’ont assailli de cliché, mais elle est vite revenue pour briller dans le défilé. Juliana Paes qui fut la reine de la batterie jusqu’en 2008 n’a pas manquer d’éloge sur la prestation
de sa remplaçante.
Avec un samba peu entrainant des costumes assez simples, des allégories mal terminées et des participants qui chantaient peu, l’école a laissé une impression en demi-teinte.
Malgré un défilé coloré et une nouveauté controversée devant la batterie qui a séduit la majeure partie du public, le défilé a difficilement levé les foules.
Acadêmicos do Salgueiro
L’actuelle championne du carnaval est entrée en cinquième dans l’avenue. A la recherche du double titre l’école est arrivée très motivée dans l’avenue.
Aidé par de jolies allégories, de beaux costumes, un samba populaire et une batterie pointue, le thème du carnavalesque Renato Lage « Histoire sans fin » a été bien reçu par le public même si il n’a pas levé les gradins malgré un samba entrainant et un refrain contagieux soutenu par son chanteur de toujours Quinho.
Les participants ont quand à eux chanté en
cœur du début à la fin du défilé.
Le thème sur les livres a emmené le public dans un voyage littéraire visuel à travers d’œuvre comme le Petit Prince, Harry Potter, Métamorphose, Alice, Dom Quichotte etc..
Le char d’ouverture des « premières impressions » embarquait 53 acrobates qui formaient les lettres dans l’officine de Gutenberg.
Plusieurs de manœuvres des artistes ont déchainé les foules.
A travers du défilé ou se mêlait harmonieusement les couleurs de l’école avec les autres, des centaines de livres ont été offert au public, ce qui n’a pas manqué de faire sensation.
Sans problème particulier pendant le défilé l’école a souffert d’un blocage à la 53 ème minute devant la cabine des juges.
Déjà penché sur le prochain carnaval, l’école est quasiment sur de chanter sur le thème de l’Italie.
Beija-Flor de Nilópolis
C’est l’école la plus titrée de ces dernières années qui a fermé cette première nuit du défile des groupes spéciaux.
Les gradins n’ont pas désempli et tous le monde l’attendaient.
Avec un thème sur la création de la capital du brésil : Brasilia et sur fond de polémique, les têtes pensantes de l’école au colibri ont une fois de plus avant le défilé, rappelé qu’il était hors de question d’aborder le moindre reflet politique, et qu’il s’agissait uniquement de l’histoire de la capital.
Avec, comme à son habitude des chars énormes et finis à la paillette près, Beija flor nous a impressionné. Accompagné de costumes luxueux et variés, les secteurs étaient bondés de participants et certains ont souffert de la chaleur avec des fantaisies en poils et peaux synthétiques.
La commission d’ouverture a d’emblé imposé le niveau avec des danseurs recouverts de plus de 600 leds lumineuses. Une des danseuses représentant le colibri de l’école, s’est envolé elle aussi dans un halo de lumière.
Beaucoup de créativité dans le secteur des « Candangos » (originaire de Brasilia) symbole de la capitale.
Avec le plaisir habituel de voir défiler Selminha Sorriso, surement la porte drapeau la plus populaire des écoles de samba, on a adoré la grâce et l’agilité du couple de danseur Charlene et Ubiraja, largement motivé par le public.
Hormis une difficulté pour engager le dernier char de l’école dans l’avenue, ainsi qu’une légère accélération en fin de défilé qui a eu comme effet d’électriser un peu plus les défilants, l’ensemble de la parade c’est bien passé.
Grace à leur pari tenu, de mettre la politique de coté, l’école a arraché au public quelques timides cris de « est champions »
Comme tous les ans, hormis le thème général du carnaval (cette année la France !), chaque école choisie un thème en rapport ou non avec ce thème et se doit de le développer en créant les chars, les costumes et la musique en fonction de ce thème. Ce respect du thème défini par l’école, sa capacité à le représenter et à la mettre en valeur entre en grande partie dans la notation du défilé Voici donc les thèmes choisis par les écoles des groupes spéciaux avec les liens vers leur site et la traduction des thèmes. (Vous pouvez écoutez la plupart des musiques sur la page d’accueil des écoles ou en rentrant dans les sections « carnaval 2009 » et « enredo »). Découvrez les thèmes du carnaval de Rio 2009:
Beija Flor : championne du carnaval 2008!
Sao Clemente: retourne après un bref passage dans les groupes spéciaux dans le groupe A.
Résultat du groupe A carnaval de Rio 2008:
Imperio Serrano : remonte et retourne dans les groupes spéciaux pour 2009.
Lins Imperial et Academicos do Cubango: redescendent dans le groupe B.
Résultats du groupe B carnaval de Rio 2008:
Inocentes de Belford Roxo ainsi que Paraso do Tuiuti : Montent d'un groupe et passe dans le groupe d'accès A pour 2009.
Unidos de Lucas, Mocidade Unida de Vicente de Carvalho et Vizinha Faladeira: redescendent dans le groupe C.
Résultatdu groupe C carnaval de Rio 2008:
Unidos do Jacarezinho, Arrasto de Cascadura e Coraes Unidos do Amarelinho : Montent d'un groupe et passe dans le groupe d'accs B et auront le plaisir et l'honneur de défilé au Sambodromo en 2009.
Leo de Nova Iguau et Unidos do Anil: redescendent dans le groupe D.
Résultat du groupe D carnaval de Rio 2008:
Acadmicos do Sossego : Montent d'un groupe et passe dans le groupe C pour 2009.
Unidos do Uraiti: descend dans le groupe E.
Résultat du groupe E carnaval de Rio 2008:
A Imperial de Morro Agudo : Montent d'un groupe et passe dans le groupe D pour 2009.
Canrios de Laranjeiras: Déjà descendu du groupe D au E en 2007, arrive dernière du groupe E
Ni la neige, ni les pingouins, n'ont réussi appuyé de la pluie, à refroidir l'ambiance ce dimanche au sambodromo Marques de Sapucai. Beaucoup d'imagination et d'originalité pour accompagner toutes ces merveilles qui ont défilé avec le premier groupe des écoles spéciales. Les "frissons" de Viradouro, le frevo da Mangueira, le cris écologique da Portela jusqu'à l'affaire de la muse "nue" de Sao Clemente et le tout sous l'oeil de quelques star internationales, ont fait de ce défilé une grande nuit de carnaval.
Sao clemente
"Maria la folle" par Rogéria: l'acteur travesti
Viviane Castro et l'affaire du tape sexe
L'école qui l'année passé avait réussi a se différencier des groupes d'accès et monté dans les groupes spéciaux : Sao Clemente a ouvert le premier jour de défilé des groupes spéciaux sur le thèmes de l'arrivée de la famille royale au Brésil 200 ans auparavant et ce avec peu de luxe et beaucoup de nudité.
L'ouverture du défilé avec une interprétation excellente de "Maria la folle" par l'acteur travesti Rogéria très applaudi par le public a introduit un bel hommage à la famille royale, le tout avec un "enredo" (thème) financer hauteur de 2 millions de R$(Real) par la préfecture. A l'avant du cinquième char un éléphant géant et articulé jetait de l'eau sur le public et reste un des éléments fort du défilé.
En contre partie des costumes très riches de la famille royale, nombre de modèles ont défilé les seins et les fesses nues. Le modèle Viviane Castro a provoqué une fureur aussi grande dans tout le sambodromo que son cache sexe était petit. Le modèle de 1,68 m et 60 Kg a défilé avec le plus petit cache sexe jamais vu dans l'avenue : 3Cm !!!.
Mon costume est celui d'une indienne, a-t-elle expliqué, l'air ingénue, quand Dom João est arrivé au Brésil les indiennes évoluaient nues et sans cache sexe. Le comble reste le débat sur la soi-disante chute de la bagatelle de 3 cm qui n'a pas fini de faire couler de l'encre, mais risque de coûter quelques dixièmes de points l'école car l'exhibition de parties génitales dans l'avenue reste strictement interdite.
Porto da pedra
Le tigre symbole de l'cole
Porte drapeau et maitre de cérémonie
Angela Bismarchi et sa 41ème opérations!
"Un tigre dans l'avenue" d'or et monstrueux de taille, il a représenté l'école de sa force tranquille introduit par une commission d'ouverture faite de 15 danseurs faisant hommage au théâtre Kabuki.
Un bel hommage aux 100 ans de l'immigration japonaise au Brésil à grand renfort de geishas, samouraïs et des centaines de figurants japonais ou d'origine Japonaise, dont 600 avaient fait le déplacement spécialement du Japon pour le défilé! et dont les journaux, là-bas, ne parlaient plus que de ça.
La muse de batterie Angela Bismarchi fière de ses 40 opérations chirurgicales, a poussé le raffinement jusquà la 41eme opérations afin d'avoir les yeux plus bridés et ainsi coller au thème de son école, et son personnage par d'un costume 60 000 R$ recouvert de cristaux Swarovski.
En plein défilé, le directeur de batterie Maitre Louro a eu un malaise et a dù être remplacé, une autre peur, avec un début de fume dans le moteur du troisième char qui a vite été maitrisé.
Salgueiro
La commission d'ouverture.
Une douche dans les favela
La batterie de "malandros"
Quoi de plus beau comme thème pour le carnaval de Rio que de faire justement un hommage cette "ville merveilleuse". Faisant la part belle à certaines passions carioca comme la plage, le foot et la samba,
la rouge et blanche de Tijuca a malgré la pluie, réussi amener l'été carioca au sambodromo.
L'ouverture dans un balais de parasol, déroulait de temps autre une réplique du fameux trottoir de la plage de Copacabana, suivi des arches da Lapa et du Maracaña. Une autre pluie a été celle du nombre de beautés célèbres qui ont défilé : Mirella Santos a défilé avec 5000 cristaux Swarovski, une fantaisie couverte de feuille d'or 18 carats ainsi que 300 plumes de faisans, Viviane Araujo marraine de batterie jouait du tambourim, l'actrice Juliana Alve, Carol Honrio et Sabrina Sato du big brother faisaient aussi parti de ce défilé très apprécié.
La présence du plus célèbre des carnavalesque Joãosinho Trinta a honoré le défilé sous les applaudissements qui lui sont habituellement dus chacune de ses apparitions.
Une frayeur avec le 8me char qui a laissé s'ouvrir un petit trou dans le défilé a cause de sa taille qui l'a empêche de pouvoir s'engager tranquillement dans l'avenue.
Un vibrant hommage Rio de Janeiro au milieu de tous ses tourments rappelle a juste titre la magie de la cite carioca, le tout dans un défilé sans véritable failles, on attend les résultats !
Portela
Les bahianaises
La nature morte et le bébé sous-aliment
Transformation en bébé joufflu et nature chatoyante
"Un hymne a la vie" voilà ce que Portela nous a présenté dans l'avenue au travers de son thème :"reconstruire la nature, recréant la vie, le rêve devient réalité".
L'école nous a gratifié d'un défilé merveilleux avec d'énormes chars, et le tout riche de créativité. Entrant dans le sambodromo avec un aigle de 22 mètres d'envergure et 20 mètres de haut ainsi que 2 kilomètres de néons, le tout inaugurant le plus grand emblème de l'école jamais présenté. Le char suivant embarquait des fontaines majestueuses et mouvementes, alimentes par 6000 litres d'eau embarqués dans le char!
Entre les ours polaires et les pingouins représentant le réchauffement climatique, on a pu apprécier la marraine de batterie Adriana Bombom au sommet de sa forme, suite a une diète et un programme de musculation très médiatisé dont les résultats ont impressionné.
Mais la plus grande magie de l'école reste l'apparition d'un char embarquant un bébé sous-aliment entouré dune nature morte qui laissait après une transformation rapide, la place a un bébé en pleine santé entour de fleurs ( on en garde encore des frissons).
Avec un défilé clôturé par un gorille géant et articulé, on a pu dans le secteur des directeurs voir défendre les couleurs de l'école en la présence de Paulinho da Viola et Zeca Pagodinho.
Pour clore un défilé bouleversant et magnifique un signe qui trompe rarement: le public en fin de défilé criaient " est championne!". A suivre ...
Mangueira
L'école rose et verte la plus célèbre du brésil a fait cette année un hommage à la culture du Pernambuco à travers le Frevo et la capoeira.
Malgré les différents problèmes affronté par l'école cette année entre autre avec le changement de président, Mangueira a fait un beau défilé.
Comme son habitude la chorégraphie de la commission d'ouverture signée Carlinhos de Jesus a bien innové avec les jeunes danseurs de l'école municipale de Frevo de Recife qui avec la plus jeune et énergique Andreza dos Santos de 8 ans nous a véritablement conquis!
Le char "Bloco das Flores" décoré de ses 40 000 fleurs et le coq "galo da Madrugada" de 10 mètres reste un des bons souvenir de ce défilé.
L'hommage de l'école incluait un balle masqué inspiré des salons de bals du 19 et 20 siècles suivi avec des secteurs de Pierrots et d'Arlequins tous masqués également.
Ivo Meirelles directeur de la batterie écarté de l'école la fin de l'année dernière suite à la découverte par la police d'un passage dans les loges qui conduisait à la Favela avec une sortie possible pour des trafiquants, a fondu en larme en voyant "sa" batterie passé: "tout ce que les percussionnistes présentent est le fruit de mon travail" "j'ai l'impression de voir passer un enfant que l'on m'aurait volé".
Au final Mangueira au travers de ses hommages au Frevo, la capoeira et au Maracatu, a réussi le pari difficile de mélanger ces ingrédients au samba carioca pour le plaisir de tous les fans de "l'école la plus populaire du monde".
viradouro
Une piste de ski au milieu de l'été, avec Paulo Barro, pas de problème!
Le char qui a remplacé celui de l'holocauste
Pas besoin de numréos pour le char du Kamasutra
Le secteur des mise à mort avec ici la guillotine
Chukky la poupe qui tue
le secteur Edouard aux mains d'argent
la sublime juliana Paes: marraine de l'école Viradouro
"S'en est à frissonner" : avec ce thème, le génial carnavalesque Paulo Barros nous annonce tout de suite la couleur.
Viradouro nous a offert un panel de sensation parmi le froid, les phobies et la terreur. Un défilé qui n'a pas manqué de créativité au milieu des polémiques et du fameux char interdit.
On pensait déjà avoir tout vu au Sambodromo avec des hommes volants de la Nasa, des voitures empilées, des chars humains et autres folies carnavalesque, mais quand on se retrouve au milieu de l'été à Rio avec une piste de ski mobile de 33 mètres de long et 10 mètres de dénivelé, ridé par des skieurs et surfeurs on se sent vraiment en plein délire. Pas moins de 26 tonnes de neige acheminé par semi-remorque on fait le voyage pour alimenter la montagne ambulante.
Dans cette collection à donner la chair de poule on a pu voir défiler: un char avec un bébé fraichement né tenu par les pieds tête en bas dans un char composé de milliers de poupées, les insectes les plus détestés composé de centaines de participants déguisés en blattes et araignées, plusieurs secteurs représentant différentes types d'exécution avec : la guillotine, la chaise électrique et autres potences et pour finir plusieurs chars et secteur très apprécié du public avec les personnages les plus célèbre des films d'horreurs avec entre autres: chukky la poupe qui tue, Freddy Krueger et la petite fille de l'exorciste.
Suite au fameux char de l'holocauste interdit par la justice 2 jours avant le défilé qui représentait des corps empilés des camps de concentration avec au sommet un destaque déguisé en hitler. Paulo Barros nous a prouvé une fois de plus son génie créatif non seulement en remplaçant son char en presque 24 heures, mais dans le même tour de main en réussissant faire un véritable manifeste pour la liberter d'expression. Le char s'est vu remplacé par un groupe de personnes bâillonnées vêtue d'une simple tunique blanche avec 2 banderole dont la première disait: "la liberté qui tarde encore" et la seconde "on ne construit pas le futur en enterrant le passé". Improvisation revendicative et percutante du plus créatif des carnavalesque depuis Joãozinho Trinta, ce char était d'autant plus bouleversant que la plupart de ses participants sous un aspect immobile et rancunier pleuraient réellement.
On a également frissonner au passage du char du Kamasutra, un char de plusieurs étages aux saveurs indiennes qui composé de couples nus entièrement recouvert d'or, simulaient différente pose du plus célèbre des livres hindous.
Après ses déboires avec Mangueira l'an passé (cf carnaval de Rio 2007) Beth Carvalho est venue en destaque sur le char en hommage du maitre Cartola et déclarait être heureuse de défilé avec Viradouro.
Pour finir, car on se doit de finir par le meilleur, la sublime Juliana Paes, marraine de batterie, dans un costume magnifique et une chorégraphie en accord avec les percussionniste nous a une fois de plus laissé rêveur.
Viradouro nous a présenté un carnaval fidèle son thème et la hauteur de son carnavalesque, un défilé qui même si on doute qu'il soit bien accueilli par les juges, a néanmoins fait vibrer le cœur de son public et c'est ça qui compte.
Ovationné comme a chacune de ses apparitions Joãozinho Trinta venu directement du carnaval de Sao Paulo a déclaré apporté sa solidarité a Paulo Barros car lui aussi à plusieurs fois été victime de "chars interdits" a souligné "qu'il ne supportait plus ces censures au carnaval". Concentré actuellement à la qualification des écoles de samba de Brasilia pour 2010 ainsi qu'à son projet du "Samba des nations", il nous a confié qu'il n'arrêtait pas de travailler.
Parmi les stars on a pu compter sur la présence de Quincy Jones, Anna Kournikova le couple Monica Belucci et Vincent Cassel accompagn de ludivine Sagnier ainsi qu'à la star d'Hollywood Lucy Liu.
Pour cette dernière nuit de défilé des groupe spéciaux, la pluie c'est fait absente, et on a assisté au milieu des pingouins, des collections, du gaz naturel, des travailleurs et de la région de l'Amapa un festival de célébrités qui on chacune support leur écoles le tout baignant toujours dans le thème de l'arrivée de la famille royale au Brésil 200 ans auparavant. Un défilé de grande qualité qui laisse présager un travail difficile tous les juges de l'avenue.
Résumé par écoles:
Mocidade
Première école ouvrir le défilé, ce deuxième jour de défilé des groupes spéciaux au Sambodromo de Rio de Janeiro, Mocidade nous présente un hommage aux 200 ans de l'arrivée de la famille royale au Brésil, où même lors de son arrive il y a 2 siècles, la cour n'avait pas eu droit autant de batucada!
Mocidade a reçu les honneurs du public du début à la fin de son défilé malgré plusieurs problèmes d'évolution du à des failles mécaniques dans ses chars.
Une commission d'ouverture de défilé, acclamé par les gradins, et signée Fabio de Melo, nous montrait la famille royale se promenant Rio à travers différents effets chorégraphiques. Le groupe simulait un carrosse à cheval avec, par exemple, les ombrelles qui devenaient les roues de la voiture et les esclaves qui en devenaient les chevaux.
Avec son enredo, le carnavalesque Cid Carvalho, nous a amené luxe et raffinement dans l'avenue. Le samba d'enredo a bien fonctionner et a bien motivé l'école qui reprenait la chanson à plein poumons.
On a particulièrement apprécié la porte drapeau et le maître de cérémonie Rogerinho et Marcela qui on fait un défilé parfait du début a la fin et pas seulement devant les juges. Une mention particulière pour le secteur des bahianaises, qui aidé par un costume assez léger, a évolué parfaitement et reste ce qu'on a pu voir de mieux dans ce type de secteur sur l'ensemble des défilés.
La reine de batterie Tatiana Pagung est entrée dans l'avenue sur une chaise à porteur. La batterie lui est ensuite passé devant pour finalement lui ouvrir un couloir et la laisser passer en son centre.
Un défaut dans le 5ème char a laissé s'ouvrir un espace vers le milieu du défilé un autre dans le 7ème a du être partiellement démonté pour passé sous un pont dans une des rues de la concentration. Mais la plus grande peur reste celle du 3 ème char qui après le second recul de la batterie et suite à une retombé de feux d'artifice émis par son propre char a initier un début d'incendie, qui heureusement a vite été maîtrisé par un des membres de la commission technique, qui a arraché le tissus qui commençait à prendre feu.
Mocidade a défilé avec 4200 participants, 34 secteurs et 8 chars allégoriques.
Unidos da tijuca
Un norme paon symbole de l'école de 27 m
C'est pas un beau gros nounours bleu ça ?
Le char collection de pingouins de frigo
Cecilia: musa de l'école Unidos da Tijuca
A travers le char collection de peinture on a eu le droit la pyramide du Louvre
La célébre porte drapeau : Lucinha Nobre
Patricia Chelida
Adriana Galisteu marraine de batterie d'Unidos da Tijuca
"Jamais nous ne sommes arrivé autant décidé se battre pour le titre" Voilà dans quel climat de confiance le président Fernando Horta et son école aborde le défilé.
Avec un enredo sur les collections, Unidos da Tijuca impose dès l'ouverture une crativité assez coutumière de son école. Sa commission d'ouverture nous à présenté une collection de masques qui malgré une chorégraphie assez simple s'est retrouve avec un effet démultiplié par l'emploi d'une série de grand miroir mobile qui multipliait le nombre de ses danseurs dans un effet assez saisissant.
Tout de suite derrière, le char d'ouverture, un norme paon symbole de l'école de 27 m, était animé de 88 composants qui manipulaient de grands éventails décorés d'oeils de plumes de paons en guise d'ailes. Un char rayonnant de dorures dans une évolution majestueuse est resté un des chars les plus marquants de cette seconde nuit de défilé.
Puis a suivi le festival de collections avec un secteur d'ours tous composé de participants bedonnants vêtus de costumes d'ours bleus : un des secteurs les plus mémorables! Un char représentant une maison de poupe remplie de travestis tous mieux déguisés les uns que les autres. Un char faisant "hommage" aux pingouins de frigo, une collection courante ici au brésil a rafraichi l'avenue. Le secteur des bahianaises représentait quand a lui des poupes de tissus. Beaucoup d'autres chars et secteurs ont suivi représentant les collections : de timbres, de papillons, soldas de plomb, de plantes etc...
Adriana Galisteu dans un costume assez discuté par les puristes avec la particularité de n'emporter ni la moindre plumes ni le moindre strass, cristal ou tout autre artefact brillant et dans une création digne d'un film fantastique, la marraine représentait un elfe avec des cornes et oreilles pointues perces de boucles d'oreilles.
Le seule problème que l'on a pu noter est arrivé la porte drapeau et au maitre de cérémonie lorsqu'ils se sont présentés devant les juges, la marraine de batterie adriana Galisteu s'est trop avancé et a gêné la vue que les juges avaient du couple.
Unidos da Tijuca a défilé avec 4000 participants, 28 secteurs et 7 chars allégorique.
Imperatriz
Un bal de gala en commission d'ouverture.
On a retrouvé un irréductible gaulois !
Un splendide Napoleon entour de drapeaux gants
Vibrant hommage la révolution française, toujours sur le char de Napoleon
Luiza Brunet: marraine de l'école Impératriz
Avec un samba d'enredo jugé le meilleur de ce carnaval et un thème sur Joao et Maria en rapport toujours avec l'arrivé de la famille royale au Brésil. L'école verte et blanche revient après 7 ans sans titre suivant une triple victoire en 2001 et bien disposé à se battre pour la place tant convoitée.
On a retrouvé l'"Imperatriz" des grandes années avec des chars luxueux, des costumes peaufinés et une rigueur technique qui lui est propre. Porté par un samba très apprecié du public et largement repris en cœur par les composants et les spectateur, l'école se présentait d'emblé avec un bon avantage.
L'ouverture signe Alice Arja, se composait de 15 hommes habillés en femme mettant en scène un bal de gala avec de grandes robes de soirée.
Impératriz nous a offert un magnifique hommage la France, un hommage à la grande et belle France, celle de la révolution et des sans culotte, celle qui a marqué l'histoire mondiale. Des drapeaux tricolores de plusieurs mètres artificiellement vieillis, déchirés, dont certains en parti brulés, et accompagné de tous ces révolutionnaires, vous replongeaient littéralement en 1769. Impressionnant de réalisme et saisissant d'une image forte et noble d'une France historiquement unique, certains groupes de participants représentaient de véritables tableaux vivants, pleins d'intensité et vibrants de révolution.
Un autre char dédié au Portugal riche de détails avec entre autres des peintures d'Azulejos a été fort acclamé par le public.
Le défilé a clairement été marqué par le retour de Luiza Brunet véritable figure du carnaval carioca, qui après s'être absentée 2 ans de sa place de marraine qu'elle avait cédé Luciana Gimenez, est revenue en pleine forme et forte des cours de samba qu'elle a suivis nous a offert un show tout à son honneur.
"Etant sur un char je n'ai pas vu le défilé, mais voir les réactions du public, je pense qu'on a fait du bon travail" déclarait Rosa Magalhaes carnavalesque d'Imperatriz à la dispersion du défilé.
Malgré quelques frayeurs dues à la concentration des chars trop imposants qui ont vite été rectifiés pour pouvoir passer sous les ponts, l'école a fait un défilé impeccable sans trou ni accélération.
Villa Isabel
Porte drapeau et matre de crmonie
Le char sur le travail des esclaves
Natalia Guimarães : on est pas miss brasil pour rien !
Quatrième école à défilé, Vila Isabel nous a présenté un riche défilé sur le thème des "travailleurs du Brésil".
L'école a fait un défilé parfait jusqu'à l'entrée du dernier char qui victime d'un probleme mécanique à la concentration, a laissé un grand espace se créer dans le défilé. Heureusement le retard a assez vite été rattrapé.
Le premier char avait pour thème la saga des découvertes du nouveaux monde avec une rose des vents, une carte nautique et les dieux de la mer comme éléments du char.
Le second secteur présentait l'histoire du 15 au 18 ème siècle avec plusieurs référence au travail des esclaves et un char en lien direct avec l'exploitation de la main d'oeuvre dans les champs de cannes sucre.
Moment très attendu : la délicieuse miss brasil 2008 Natalia Guimarães qui a défilé pour la premiere fois en tant que reine de l'école déclarait être comblé : "rentré dans l'avenue est très émouvant, cet change d'énergie est fantastique" et rajoute que " il est plus difficile d'être marraine d'une école que d'être miss brasil". Pour sa première la muse a exprimé a travers son défilé bonheur et sympathie.
On a même pu voir avec une chemise de "directeur" le ministre du travail qui s'était engagé dans le défilé.
Les chars étaient fantastique et ont bien réussi à travers un voyage dans le temps et ce depuis la colonisation à représenter la lutte des travailleurs.
Après être passé à Rocinha et Mocidade où il avait eu peu de succès, Alex de Souza nous a montré un grande maturité artistique dans la finition des chars et un thème parfaitement illustré dans l'ensemble du défilé.
Pour terminé le défilé l'école a dénoncer les problèmes actuel en relation avec le travail contre en autre le travail infantile.
Grande Rio
La porte drapeau de Grande Rio
Les tigres qui bloquerons le défilé pendant 10 minutes
La marraine de batterie: Grazi Massafera
La célébre actrice de télé novela: Suzana Viera
Le plus célébre des chanteurs de pagode: Zeca Pagodinho
C'est le gaz naturel extrait de la forêt amazonienne qui était le thèmes de la plus people des écoles.
Grande Rio a présent des allégories élabores, des mouvements de chars sophistiqué accompagné d'effets de son et olfactif.
L'école tricolore nous a amené des chars gigantesques dont certains faisaient plus de trente mètres mais qui lui on causé bien des ennuis. Le dernier char composé de 3 grandes parties c'est partiellement désaccouplé
en rentrant dans l'avenue, ce qui portait le nombre de char a 9 au lieu
des 8 autorisés. Mais apparemment ayant réglé succinctement le problème
Grande Rio ne devrait pas perdre de points, a affirmé le président de la Liesa Jorge Castanheira.
Le véritable "bug" du défilé reste le sixième char qui escorté de 2 tigres gants et rugissants qui suite une casse matériel ont dévié et se sont retrouvés coincés 5 minutes dans les grilles du secteur 4. Réussissant in-extremis a décoincer le char grâce a l'aide, entre autres, des personnages du char, l'école a passé la ligne d'arrivée après une évolution chaotique a moins d'une minute du temps maximum réglementaire autorisé.
La belle Grazi Massafera qui défilait pour la deuxième année, nous avoue avoir pris le vice du défilé: "après la première fois, on ne peut plus s'en passer" et le public le lui rend bien, a chacun de ses passages l'ex-vedette du big brother déchaine toujours les foules.
Dans les personnalités on a pu apercevoir: Zeca Pagodinho un grand chanteur de pagode, la jolie Fernanda Lima présentatrice télé et enceinte de Jumeaux qui était à l'avant d'un char, Suzana Viera actrice et ancienne marraine de l'école ainsi qu'une multitude d'acteurs, chanteurs et autres présentateur de la TV Globo (la Tf1 brésilienne).
L'école a présenté 3600 participants 32 secteur et 8 chars.
Beija Flor
150 000 Ral d'acétate pour que ça brille !
Jaqueline muse de Beija Flor
La plus célèbre des portes drapeaux: Selminha Sorriso
Raïssa la plus jeunes des marraines de batteries
Dernière école a défilé, l'école de Nilopolis nous a démontré
une fois de plus pourquoi elle était déjà quatre fois titulaire du titre ces dernières
années. Avec un défilé quasiment parfait retraçant dans une explosion de
couleurs, certis de luxe et de raffinement, l'histoire de Macapa capital de l'état
de l'Amapa qui justement fête ses 250 ans.
La commission d'ouverture éclatante d'or, représentait dans une chorégraphie travaillé,
les Agbas: première civilisation africaine de la nation des Nago arriver au Brésil.
Juste derrière, le premier char embarquait comme le veux la tradition : le
symbole de l’école, en l'occurrence un "Beija Flor" (colibris) appelé
celui-la: "Brilho de Fogo" ("éclairé de feu" littéralement)
qu'on ne trouve justement que dans l’état de l'Amapa et qui croise le long de l’équateur
la nuit de l’équinoxe. L'énorme oiseau de 50 m reposait sur 2 chars rassemblés
en un seul. Cette introduction était fait en référence aux phénomènes solaires
et en particulier celui de l’équinoxe.
Pour que l'on ait véritablement l'impression que le char prenait feu tellement
il brillait, le carnavalesque a avoué avoir dépenser 150 000 R$ rien que
d'"acétate" la matière utilisé comme effet brillant.
Le troisième char exposait le thèmes des trouvailles archéologique suivi du
secteur des bahianaise qui représentait, elles les céramiques indiennes.
Une autre explosion de couleur reste le passage du quatrième secteur qui représentait
l'arrivé des navigateurs dans l'Amapa. Pour parler ensuite de l'ambition des
pirates découvrant les richesses naturelles, Alexandre Louzada carnavalesque a
créé spécialement un secteur de pirates borgnes tenant une réplique d'oeil à la
main symbolisant l'intarissable soif de pouvoir et de richesse des européens
(l'œil grand, le mauvais œil).
Selminha Sorriso, la porte drapeau la plus célèbre depuis ces dernières années
et claudinho maître de cérémonie on arraché les cris du public dans leurs irrésistibles
costumes aux couleurs de l'arc en ciel. Ils se sont arrêtés après le second
recule pour reprendre le pas à la fin du défilé avec la batterie.
On a pu remarqué les différences de la batterie par rapport aux autres années
qui tenu par Mestre Paulinho s'est montré créative à travers ses nombreux breaks
et autres effets novateur.
Comme depuis plusieurs années maintenant, Raïssa la plus jeunes des marraines
de l'ensemble des batteries, qui, intégré au groupe des passistas de Beija Flor
depuis l'âge de 7 ans, assume avec maturité ce rôle depuis ses 12 ans et a su
montré une fois de plus du haut de ses 16 ans, ce que c'est d'avoir l'énergie
du samba qui coule dans les veines!
Beija flor a défilé avec 4200 participants, 41 secteurs et 8 chars allégoriques.